LeGrandgousier

La Mère

En novembre-décembre 2008, le Grandgousier investit l’usine CMI à Ougrée pour interpréter la Mère : 25 comédiens en scène.

La Pièce

Vie de la révolutionnaire Pélagie Vlassova de Tver
D’après le roman de Maxime Gorki
Texte de Bertolt Brecht - Musique de Hanns Eisler

1905. La Russie tsariste. L’histoire d’une vie. Le récit d’un apprentissage. Une fable qui transcende l’Histoire. Une fable à la ligne épurée. L’histoire d’une femme qui apprenant à lire un livre apprend à lire le monde. Forte de son modeste mais inestimable acquis, elle ne peut plus voir le cours de sa vie s’écouler sans mot dire. Si le monde tarde à changer, sa vision en est révolutionnée. Et celle-ci entraînera une action nouvelle. De son long apprentissage, elle retiendra : "Quand ceux qui règnent auront parlé, ceux sur qui ils régnaient parleront. Qui ose donc dire jamais ?"

L’équipe

Distribution (par ordre d’apparition) : Micheline ZANATTA, Fabrice MURGIA / Damien TRAPLETTI, Olivier KINNEN, Jean-Luc LEONARD, Gilbert LETAWE, Catherine DESERT, Michel CHARPENTIER, Vincent LEGEARD, Robert KOELMAN, Hugo VANDEPLAS, Pierre-Yves HENROTAY, Delphine FATTA, Marie-Hélène TROMME, Delphine DUMONT, Cédric BALTASART, André REMY, Jean-Pierre CRENIER, Evelyne PINARD, Marc ANCIA, Céline ROBIN, Maryse LURQUIN, Olivier MOREAU, Joëlle WERTZ, Marielle LAMBERTY, Rémédios DOMENE, Encarnation MARTIN, Marie-France GRANIER, Elisa MALAVASI, Céline BILOCQ.

Mise en scène : Patrick BEBI

Musique et Direction des chants : Alberto DI LENA

Scénographie : Marie-Hélene TROMME et Patrick BEBI

Conception des costumes : Marie-Hélène TROMME

Régie générale : Pierre CLEMENT

Conception des éclairages : Manu SAVINI et Manu DECK

Attachée de presse : Catherine DE MICHELE

Conception et réalisation de l’affiche : Patrick BEBI et Dimitri CRENIER

L’histoire de "La Mère"

"La Mère" est l’histoire banale d’une femme banale, mère et femme d’ouvrier, mais pour autant, il s’agit également d’une fable universelle, aussi utile à la connaissance de notre monde que les livres d’histoire.

Voici ce qu’en dit Brecht lui-même :

« Quand j’ai écrit la pièce La Mère, d’après le livre du camarade Gorki et de nombreux récits que des camarades prolétaires avaient tirés de leur lutte quotidienne, je l’ai écrite sans discours, dans une langue parcimonieuse, posant les mots proprement, choisissant avec soin chaque geste de mon personnage, comme l’on fait pour rapporter les paroles et les actions des grands. Au mieux de mes capacités, j’ai représenté les mille processus, apparemment banals, de la vie dans des logements méprisés, au sein de la trop nombreuse multitude, comme des processus historiques, nullement moins importants que les hauts faits des capitaines et hommes d’Etat des livres de lecture. »

La fable que nous propose Brecht (inspirée du roman éponyme de Gorki) se situe entre 1903 et 1917 en Russie. La pièce relate donc quelques années de la vie de Pélagie Vlassova, mère de Pavel, ouvrier des usines Souchlinov, dans les derniers jours de la Russie Tsariste. Pour sauver son fils Pavel, elle entre lentement et à contre cœur dans la lutte pour le kopek.

Ce spectacle rend compte du lent et long travail d’apprentissage de la mère pour apprendre à lire au sens propre comme au sens figuré : apprendre à lire le monde, à le comprendre et à vouloir le transformer. On la voit rusée, faire douter les autres et les entraîner sur son chemin vers la connaissance.

A travers cette fable, Brecht veut affirmer que la connaissance et la compréhension du monde mènent à sa transformation.