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Compagnie théâtrale Le Grandgousier
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Des amateurs au service d’un théâtre de qualité

Le Grandgousier a 30 ans
Article mis en ligne le 1er septembre 2010
dernière modification le 18 septembre 2010
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30 ans, c’est l’anniversaire que fêtera cette année la "Compagnie théâtrale Le Grandgousier". 30 ans de théâtre amateur.

Qu’est-ce que le théâtre amateur et qu’est-ce qui, pour nous, le différencie en priorité du théâtre professionnel ?

Un théâtre amateur est un théâtre dont les comédiens pratiquent cet art de la scène en tant que loisir, après leur journée de travail. Ces comédiens sont, en général, des amoureux du théâtre qui ne peuvent ou ne veulent pas en faire leur métier. C’est là une des différences essentielles entre amateurs et professionnels. Le comédien professionnel est un artiste de métier (même si, malheureusement, son statut est toujours précaire en Belgique) qui doit, théoriquement, gagner sa vie en faisant du théâtre. Ces acteurs, pour la plupart, sortent des conservatoires où ils ont appris le métier pendant au moins quatre ans (diplôme universitaire). Ils possèdent donc généralement des techniques de base que les amateurs n’acquièrent que par de longues années de pratique.
Le théâtre amateur n’est pas unique mais multiple : une troupe d’école est amateur au même titre que celle d’un village qui répète une fois par semaine et joue deux jours par an, mais aussi comme celle d’une grande ville qui possède un lieu et présente entre trois et cinq spectacles par an. C’est ce qui donne au théâtre amateur son rôle social. Il est un lieu de rencontres inouï : il n’est pas rare de voir sur une même scène un prof d’univ jouant aux côtés d’un ouvrier d’usine, d’un chauffeur de bus, d’un docteur en droit, d’un architecte ou d’un psy, dont les âges peuvent aller de 16 à 80 ans, de toutes nationalités et d’opinions politiques variées. Cela permet un brassage d’idées, des débats de société, une ouverture d’esprit et un apprentissage sérieux de la vie en groupe. Toutes les barrières sociales, économiques, politiques ou raciales s’effondrent devant le but commun : monter un spectacle. Rien que pour cela, le théâtre amateur doit exister mais aussi être soutenu, valorisé, reconnu.
Une autre caractéristique du théâtre amateur actuel c’est qu’il est, pratiquement encore le seul (en dehors des grosses institutions, et encore) à pouvoir, de temps en temps, monter de grosses productions avec plus de vingt comédiens, simplement parce qu’il ne doit pas les payer. Imaginez ce que coûterait, pour une jeune compagnie professionnelle, un spectacle avec vingt comédiens et une bonne dizaine de régisseurs et techniciens payés.
Comme le théâtre amateur est pluriel, tous les genres y trouvent leur place. Cette qualité peut aussi devenir un défaut : certains textes sont très difficiles à monter sans une évidente maîtrise de toutes les techniques théâtrales. Dans ce cas, il vaut mieux s’abstenir que de faire du mauvais théâtre.
Tout n’est évidemment pas rose. Le théâtre amateur connaît beaucoup de difficultés. D’abord, il trouve de moins en moins de lieux (à Liège en tous cas) pour s’exprimer : les salles coûtent cher et sont peu nombreuses. Ensuite, il est de plus en plus difficile de trouver des costumes ou accessoires à bon prix : les grosses institutions refusant souvent toute forme de prêt. Enfin, les droits d’auteurs sont de plus en plus élevés, à juste titre sans doute, mais ils grèvent évidemment le budget des spectacles. L’argent est le nerf de la guerre pour toutes les compagnies qui sont obligées d’imaginer toutes sortes d’activités lucratives pour rendre le sourire à leur trésorier. Je n’apprécie d’ailleurs que modérément certaines de ces activités qui risquent de créer la confusion entre les théâtres amateur et professionnel, ce qui est malsain (par exemple, les stages divers donnés par des amateurs qui ne s’affichent pas comme tels). Chacun à sa place !
C’est donc presque un miracle qu’une compagnie tienne trente ans (et que dire du Proscenium qui va vers ses quarante printemps !) Plusieurs facteurs permettent cette longévité : un travail d’équipe, une gestion rigoureuse, une imagination débordante, l’amour du théâtre, mais surtout la qualité du travail. Cette qualité a progressivement été obtenue par l’apport d’artistes professionnels (metteurs en scène, scénographes, maquilleuses ou régisseurs) qui au gré des spectacles ont transmis au Grandgousier leur expérience, leur savoir et surtout leur rigueur et leur passion.
Tous les théâtres amateurs auraient intérêt à travailler avec des professionnels en visant la diversité afin de continuer à progresser et rechercher la qualité quels que soient les types de spectacles. Les autorités devraient par ailleurs être attentives à ces relations entre le théâtre amateur et les artistes de métier, qui ne peuvent que faire progresser les premiers, attirer plus de monde vers le théâtre et servir par là même les seconds.
Parce que le théâtre amateur a un rôle social, citoyen, économique en plus du rôle distrayant, il a un avenir, il a un sens, il a sa raison d’être.
C’est pour tout cela que le Grandgousier est un théâtre amateur et le revendique. Cet éditorial qui se veut un brin provocateur, espère susciter des réactions et la discussion.
Jean-Pierre Crenier.


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