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Compagnie théâtrale Le Grandgousier
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Saison 2014-2015
Article mis en ligne le 13 avril 2015
dernière modification le 2 août 2015
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Notre prochain spectacle

Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux

de Matéi Visniec

Les mercredis, jeudis, vendredis, samedis du 17 avril au 16 mai 2015, à 20h15

64 Rue Sous-l’eau, 4020 Liège

Nous sommes quelque part dans cette Europe centrale terriblement éprouvée par la dernière guerre du XXe siècle. Deux réfugiés, un vieil homme et sa femme rentrent chez eux. Est-ce qu’ils sont vieux, ou ont-ils vieilli d’un coup après la mort de leur fils et après avoir été obligés de quitter leur maison, leur village, leur pays ? On ne sait pas.

De toute façon, la guerre est momentanément finie. Finie ou suspendue ? On ne sait pas. Le couple de vieillards rentre chez lui sous la protection des casques bleus. Ils sont parmi les premiers à avoir eu le courage de rentrer "chez eux". Chez eux, où ? Leur ancien pays a disparu. Ils rentrent dans un pays qui a un autre nom, qui a d’autres frontières. D’ailleurs, la nouvelle frontière passe maintenant à quelques centaines de mètres de leur maison. De l’autre côté c’est un autre pays, qui a un autre nom…

Macabre ? Pathétique ? Pas vraiment. Si le fond historique et le sujet ne sont pas de toute gaieté, l’auteur contrebalance cette gravité par beaucoup d’ironie et des personnages burlesques. La mise en scène table aussi sur le côté décalé des scènes et des personnages hauts en couleur.
Autour des ruines de ce qui fut leur maison, le père et la mère partent en quête du corps de leur fils qui a été tué dans les parages. La mère est prostrée. Le père creuse des trous pour trouver les restes du fils tout en entretenant avec lui un étrange dialogue. Il y a aussi le nouveau voisin, la vieille folle chez qui on dépose des dépouilles en tous genres, une maquerelle, un travesti, des fantômes d’amis que le fils a rencontrés dans la mort…

Le texte de Visniec est magnifique, il navigue entre le poétique, le fantastique, le politique, le drôle, dans une langue savoureuse et violente. Il nous parle de blessures de guerres et d’âmes, d’une Europe mal cicatrisée de ses morts, qu’elle garde en couches mixtes au creux de sa terre. Une Europe qui a mal à l’Est. « L’Europe, c’est ça : tu suces tout le monde, tu fais pas de minauderies », dit un des personnages après la chute du communisme.
Un des plus beaux textes de Matéi Visniec qui connaît l’art consommé de mêler tragique et comique.

Après « La Cantatrice Chauve » où la dissolution du langage plongeait les personnages dans le gouffre sans fond de la folie. ; Après « Le Moche » où la standardisation des physiques entraînait les protagonistes dans l’aliénante désintégration de leur personnalité ; Avec « Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux », Karim Selhab aborde une autre forme de désintégration qui est celle des frontières et des peuples.


Mise en scène Karim SELHAB
Création lumière Julien LEGROS
Scénographie Marie-Hélène TROMME

Distribution Cédric BALTHASAR, Ans CREMERS, Remedios DOMENE, Emilie GODFROID, Marie-France GRANIER, André REMY, Jean-Paul SIMAR, Hugo VANDEPLAS, Jean-François VANHUMBEECK


Réservations Accès direct

Vous pouvez réserver vos places pour notre prochain spectacle à l’aide du formulaire qui suit. Attention, nous ne garantissons plus la prise en compte de réservations ayant lieu 24 heures avant la représentation prévue. Au cas où la salle serait complète le jour choisi, vous recevrez un mail vous en informant, précisant aussi les dates encore possibles.



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